Steeve Hamblin, connu du fenua pour son parcours au tourisme (ministre 2009-2011) et dans l’entrepreneuriat, porte une candidature indépendante axée sur quatre priorités : poursuivre les travaux parlementaires existants (notamment l’indemnisation des victimes des essais nucléaires et l’application du 43-2), renforcer l’action communale, obtenir davantage de financements et motiver/ former la jeunesse. Il se présente avec Namoeata Bernardino, adjointe au maire de Teva i Uta et vice-présidente du syndicat des communes, qui apporte une forte expérience communale (quatre mandats) et a contribué au recensement de 33 problématiques locales en rencontrant plus de dix communes et trois intercommunalités.

Hamblin insiste sur le rôle central des communes comme « entreprises publiques » de proximité face à la dégradation du pouvoir d’achat et à la montée des problèmes sociaux (stupéfiants, inflation). Il propose de garantir un seuil plancher de recettes pour les communes — qui perçoivent aujourd’hui 17% des recettes fiscales du Pays — et de faciliter le recours à des contractuels et à l’ingénierie pour monter des dossiers financiers, sans créer une nouvelle structure administrative.

Sur les financements, il vise l’Europe en rappelant que le FED a apporté 3 milliards CFP en Polynésie sur les cinq dernières années et que les départements d’outre-mer ont bénéficié de 700 milliards d’investissements. Hamblin souhaite un partenariat « hybride » permettant à la Polynésie, classée PTOM, d’accéder à certains avantages des RUP sans toucher au statut local. Il met aussi en avant la ZEE de 5 millions de km2 comme atout pour attirer des financements et des projets de recherche.

Sur le tourisme, il conteste l’objectif de 500 000 visiteurs par la construction massive d’hôtels et plaide pour un ciblage haut de gamme afin d’augmenter les recettes tout en protégeant les ressources et la qualité de vie locales. Il rappelle enfin que le sénateur peut porter ces dossiers au Palais du Luxembourg et « siéger là où les tāvana » lui indiqueront pour défendre les communes. Sa campagne met l’accent sur l’action concrète et le soutien aux petites communes éloignées.