Stellantis, Bolt et les collectivités franciliennes veulent faire de l’Île-de-France un terrain d’essai pour la mobilité autonome. Les partenaires prévoient de lancer en 2028 un programme pilote utilisant des véhicules du constructeur franco-italo-américain, avec de premiers déploiements dans cinq communes du nord-ouest de la région parisienne.

Le projet a été soumis à l’initiative européenne ADACities. Son objectif est d’identifier les lacunes des services de transport existants et d’évaluer dans quelles conditions des véhicules autonomes pourraient compléter l’offre actuelle. Les partenaires visent une éventuelle exploitation commerciale en Île-de-France d’ici 2030, sous réserve des résultats de l’expérimentation et des décisions publiques.

Le programme doit donc servir autant de test technologique que réglementaire et opérationnel. Les collectivités pourront mesurer l’utilité du service, son intégration dans les déplacements locaux et les conditions nécessaires à un déploiement plus large. Le groupe chinois Pony.ai, spécialisé dans la conduite autonome, est présenté comme un fournisseur potentiel de la technologie.

Stellantis et Bolt avaient déjà annoncé en décembre 2025 un partenariat visant à développer en Europe des véhicules autonomes de niveau 4. À ce niveau, le véhicule peut fonctionner sans conducteur dans un périmètre et des conditions définis.

Pour les investisseurs, le projet ne constitue pas encore une activité commerciale significative. Il apporte néanmoins un cas d’usage concret à la stratégie de Stellantis dans les services de mobilité et permet à Bolt de tester un modèle moins dépendant des chauffeurs. Les éléments décisifs seront la fiabilité du système, l’autorisation réglementaire, le coût par trajet et l’acceptation du public.