Valneva perdait 5,10 % à Paris, à 2,474 euros, après la décision des autorités sanitaires britanniques de retirer l’autorisation de mise sur le marché d’Ixchiq, son vaccin contre le chikungunya. Le groupe précise que la mesure repose sur un réexamen de données de sécurité déjà connues et non sur l’apparition d’un nouveau signal défavorable.

Ixchiq avait été lancé au Royaume-Uni au milieu de 2025, mais n’y était plus activement distribué depuis plusieurs mois en raison de ventes faibles. Aucun produit n’étant disponible sur ce marché, Valneva ne prévoit pas de coût de rappel. La société estime que l’effet sur son chiffre d’affaires sera extrêmement limité et a choisi de ne pas contester la décision, afin de concentrer ses ressources sur les régions endémiques où le besoin de protection est plus élevé.

Valneva maintient que le rapport bénéfice-risque du vaccin reste favorable dans les territoires où il demeure autorisé. Le groupe cite environ 187 000 doses administrées dans le monde et une étude pilote menée au Brésil auprès de plus de 61 000 personnes vaccinées, sans nouveau problème de sécurité identifié.

Stifel considère que l’impact sur la valorisation est faible, Ixchiq ne représentant que 1 % de son évaluation par somme des parties. La banque maintient une recommandation d’achat et un objectif de 7,50 euros. Portzamparc conserve également une opinion positive avec une cible de 4,80 euros, en soulignant que les ventes d’Ixchiq étaient déjà marginales dans ses hypothèses. Ces objectifs reflètent les scénarios des analystes et non une garantie de cours.

La thèse de Stifel reste principalement fondée sur VLA15, le vaccin contre la maladie de Lyme. L’Agence européenne des médicaments a validé en août la demande d’autorisation, ouvrant la procédure d’examen. Pour les investisseurs, le prochain catalyseur majeur réside donc dans l’avancement réglementaire de VLA15, tandis que le dossier Ixchiq conserve un risque d’image et de réglementation malgré son faible poids financier annoncé.