Depuis l’annonce par Ottawa de contre-mesures tarifaires et d’un plan de soutien aux entreprises, Jason Groleau, député conservateur de la Beauce, multiplie les contacts avec des dizaines d’entrepreneurs beaucerons pour mesurer l’impact local. Il qualifie la situation d’« extrêmement majeure, dommageable » pour le Canada, le Québec et la Beauce, estimant que la région ressent la crise « encore plus ». Groleau appuie toutefois la décision du gouvernement Carney de suspendre des négociations plutôt que de signer un accord jugé défavorable, tout en demandant de la transparence sur les points précis qui ont fait échouer les pourparlers et en soutenant un rappel du Parlement pour éclaircir la situation.

Le député insiste sur la primauté de l’objectif politique : signer un accord. Il juge que les subventions et aides financières annoncées ne remplacent pas ce but — « peu importe ce qu’on va donner comme subvention, c’est pas ça la solution ». Il souhaite que le gouvernement fixe rapidement une date pour revenir à la table de négociation et fait pression pour un « Team Canada » axé sur la collaboration plutôt que sur la confrontation politique.

Sur la riposte tarifaire annoncée par le premier ministre Mark Carney, Groleau adopte une position nuancée : il reconnaît la nécessité de cibler certains secteurs mais met en garde contre une approche trop large. Il rappelle que « les tarifs créent de l’inflation » et plaide pour une application très précise, avec une sélection rigoureuse des codes HS, afin d’éviter de « tuer l’économie » locale et de nuire aux petites manufactures et PME de la région.

Au niveau régional, le député transmet régulièrement au gouvernement fédéral les témoignages et enjeux concrets remontés par les entreprises beauceronnes, et appelle à une coordination locale : le Conseil économique de Beauce et Investissement Québec – Chaudière-Appalaches ont reçu un mandat d’appui aux entreprises face aux nouveaux tarifs américains. Malgré les difficultés anticipées, Groleau adopte un ton rassembleur : « Ça va être difficile, mais la Beauce va s'en sortir. Il faut serrer les coudes ensemble. »