Québec solidaire a fait du logement l’un des axes de sa campagne électorale de 2026. Le parti s’engage à atteindre 50 000 logements sociaux supplémentaires au cours d’un premier mandat. Le plan présenté prévoit 25 000 nouvelles constructions et la sortie de 25 000 logements existants du marché privé. Il s’agit d’engagements de campagne et non de mesures déjà adoptées.

Le parti prévoit aussi de consacrer jusqu’à 400 millions de dollars canadiens par an au Programme de supplément au loyer. Selon la proposition, les ménages admissibles paieraient un loyer équivalent à 25 % de leur revenu. Québec solidaire présente ce dispositif comme un moyen de réduire plus rapidement la pression financière sur les ménages à faible revenu.

Sur l’encadrement des loyers, la formation propose de plafonner pendant un an les hausses au niveau de l’inflation. Elle souhaite ensuite modifier durablement le mécanisme de fixation afin que les augmentations suivent l’inflation, avec un plafond de 3 %. L’objectif de long terme affiché est de porter à 20 % la part des logements sociaux et communautaires dans le parc locatif québécois d’ici 2050.

La portée économique du programme dépendrait de ses modalités de financement, de la capacité de construction et du mécanisme retenu pour faire sortir des logements du marché privé. Les effets sur l’offre locative, les finances publiques et les propriétaires ne peuvent donc pas être déduits du seul objectif annoncé. Les détails législatifs et budgétaires seront essentiels pour mesurer l’impact réel si ces propositions devaient être mises en œuvre.