Tom Lee de Fundstrat estime que l’accumulation d’inquiétudes autour d’un possible krach en septembre peut se retourner en catalyseur haussier. Son raisonnement : la peur collective place le marché dans une position excessive de vente, ce qui, en cas d’absence de mouvement fort de la Fed, pourrait déclencher une reprise marquée. Il situe la réunion de la Réserve fédérale du 15 septembre comme le moment décisif pour la direction des marchés.

Lee n’a pas renoncé à l’hypothèse d’une correction ; il l’a simplement repoussée. Il rappel que, historiquement, le point bas moyen des marchés actions lors des midterms depuis 1986 est survenu le 2 septembre, après une baisse moyenne de 16,77 % à partir du sommet précédent—un schéma qui rend septembre particulièrement sensible. Pour 2026, un biais additionnel vient d’un environnement plus restrictif : rendements du Treasury 30 ans au‑dessus de 5 % tandis que le taux effectif des fed funds tourne autour de 3,63 %.

Sur les actifs, Lee observe que Bitcoin évolue autour de 78 875 $, soit encore environ 37 % sous son record d’octobre 2025. Il qualifie le dernier cycle de « crypto winter » de superficiel, imputable à des ventes forcées plutôt qu’à une dégradation fondamentale, et note des flux institutionnels entrants dans les ETF crypto comme signe d’un repositionnement en vue d’un solide quatrième trimestre.

Son scénario de base : la Fed n’augmente ni ne baisse ses taux en septembre. Dans ce cas, il anticipe un rallye marqué pouvant porter Bitcoin à 150 000 $ (≈1,9x le prix actuel) et l’indice S&P 500 au‑delà de 8 200. À l’inverse, si la correction prolonge en octobre, il évoque un creux potentiel du S&P autour de 7 300, avec un démarrage de la baisse possible au‑dessus de 8 000.