Le président Donald Trump a assuré mardi sur Truth Social qu’« aucune conversation ni discussion n’a lieu en ce moment ni n’est programmée » avec la République islamique d’Iran, ajoutant que le blocus naval restait « pleinement en vigueur et effectif », que le détroit d’Ormuz était « ouvert et fonctionnel » et que toutes les mines marines avaient été « enlevées ou déclenchées ». Cette communication publique s’oppose aux déclarations du gendre et émissaire américain Jared Kushner, qui, interrogé sur Fox News, a parlé de discussions « très positives et animées » et du sérieux des deux parties.
Du côté iranien, le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a réaffirmé que le détroit ne serait pas rouvert tant que Washington n’aura pas rempli les engagements d’un protocole d’accord signé en juin. Ce texte prévoyait soixante jours de trêve destinés à permettre la négociation d’un règlement durable, mais il n’a abouti à aucune mise en œuvre concrète. Ghalibaf a détaillé plusieurs conditions iraniennes: la fin du blocus naval américain, le déblocage des avoirs iraniens gelés, la levée de l’embargo pétrolier et la cessation des opérations militaires sur tous les fronts.
L’impasse intervient après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, à laquelle Téhéran a répondu par des frappes contre des pays voisins alliés aux États-Unis et par le verrouillage du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transit des hydrocarbures. Les États-Unis ont, pour leur part, imposé un blocus aux ports iraniens. Parallèlement, l’Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires dans le détroit.
Sur le plan rhétorique, M. Trump a évoqué l’idée de faire d’Ormuz un « territoire américain » et publié une carte décrivant ainsi le détroit, tandis que ses menaces récentes incluent celle de bombarder Oman. Malgré ces propos, le président semble privilégier une posture attentiste, misant sur la pression économique et le blocus pour contraindre Téhéran.


