Dans la nuit, une «frappe massive» de missiles et de bombes aériennes guidées a été signalée à Zaporijjia, où le chef de l'administration militaire régionale Ivan Fedorov a fait état de six morts et de 19 blessés, en précisant que des immeubles d'appartements et des bâtiments non-résidentiels ont été endommagés. Des images partagées antérieurement montraient une voiture entièrement détruite et des attaques contre des infrastructures industrielles.

La région de Dnipropetrovsk a également été touchée : selon le chef de l'administration locale Oleksandre Ganja, l'armée russe a lancé une attaque combinant drones et artillerie contre cinq districts, causant la mort de trois personnes, dont un adolescent de 15 ans, et faisant cinq blessés. À Kiev, une alerte aux missiles a précédé une série d'explosions peu après minuit; un incendie s'est déclaré dans un entrepôt et un blessé a été recensé par les secours.

Le ministère russe de la Défense a revendiqué des frappes «visant des entreprises du secteur militaro‑industriel et des centres de transport et de logistique» à Kiev et Zaporijjia. Ces attaques interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé la veille que la Russie se préparait à accueillir davantage de soldats nord‑coréens et avait reçu de nouveaux missiles balistiques de Pyongyang.

L'article note une intensification récente des frappes balistiques russes, types d'armes dont seuls certains systèmes antiaériens — notamment les batteries Patriot américaines — peuvent intercepter efficacement. Il souligne aussi la pénurie d'intercepteurs PAC‑3 pour ces batteries, aggravée depuis le conflit lancé par les États‑Unis et Israël contre l'Iran fin février. En parallèle, l'Ukraine poursuit ses frappes contre des villes russes : une attaque de drone dans la région de Voronej a tué un homme de 49 ans et blessé deux autres, touchant un centre logistique et des entrepôts.