Les stocks commerciaux de pétrole brut aux États-Unis se sont établis à 424,1 millions de barils lors de la semaine du 28 septembre. Ils ont diminué de 3,2 millions de barils par rapport à la semaine précédente, prenant à contre-pied un consensus qui attendait une hausse d’environ 1,7 million.
L’écart entre la publication et les attentes est donc de 4,9 millions de barils. Une surprise de cette ampleur peut soutenir les cours du brut à court terme, car elle suggère un marché plus tendu que prévu. Son interprétation doit toutefois tenir compte des autres composantes du rapport de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
Les stocks de produits distillés sont restés stables. Ceux d’essence ont augmenté de 0,4 million de barils, alors que les analystes anticipaient une baisse de 1,7 million. Cette progression de l’essence nuance le signal haussier envoyé par le brut : elle peut refléter une demande finale moins dynamique ou une production élevée des raffineries.
Ces dernières ont traité en moyenne 16,5 millions de barils par jour et utilisé 92,7 % de leur capacité opérationnelle. Un taux d’utilisation élevé accroît la transformation de brut et contribue mécaniquement à réduire ses stocks, tout en alimentant les réserves de produits raffinés. La baisse du brut ne doit donc pas être attribuée automatiquement à une accélération de la consommation.
Pour les investisseurs, le rapport est favorable au pétrole mais contrasté pour les produits raffinés. La réaction durable des cours dépendra de la répétition de ces retraits, de la demande d’essence et de l’évolution de l’activité des raffineries. Une seule semaine peut être influencée par les flux d’importation, les exportations ou les opérations industrielles ; plusieurs publications cohérentes seraient nécessaires pour confirmer une tendance.


