La Bourse de New York a terminé jeudi sans grand changement, après avoir nettement réduit ses pertes de début de séance. Le Dow Jones a reculé de 0,3 % à 51 349,89 points, le S&P 500 a terminé pratiquement stable autour de 7 704 points et le Nasdaq Composite a très légèrement progressé à 26 939,37 points.
Les investisseurs ont réagi favorablement à des informations faisant état d'une reprise des contacts entre les États-Unis et l'Iran. L'objectif évoqué serait notamment de permettre une réouverture du détroit d'Ormuz et d'avancer par étapes vers une résolution du conflit. Cette perspective a soutenu les actions, mais elle n'a pas suffi à détendre le marché pétrolier après l'interception par l'Arabie saoudite de plusieurs missiles balistiques tirés par les Houthis.
Le WTI de novembre a gagné 2,7 % à 94,61 dollars le baril et le Brent 3,4 % à 106,60 dollars après avoir dépassé 108 dollars en séance. Cette hausse de l'énergie entretient les inquiétudes sur l'inflation et pousse les rendements obligataires vers le haut. Le taux du Treasury américain à 10 ans a gagné environ 10 points de base à 5,22 %, après une hausse de 15 points la veille, revenant sur des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 2007.
Le contexte macroéconomique reste solide : les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué de 1 000 à 197 000, contre 201 000 attendues. Le dollar s'est également apprécié, l'indice DXY gagnant 0,2 % à 101,26 points. Les investisseurs doivent désormais arbitrer entre une activité encore robuste et le risque que l'énergie maintienne l'inflation et les taux à des niveaux élevés.
