Les marchés actions américains ont fini la séance de vendredi sur une note optimiste, le S&P 500 établissant un nouveau record de clôture à 7 757,64 points (+0,62%), le Dow Jones grimpant de 0,28% et le Nasdaq de 1,30%. Ce mouvement s'explique principalement par des chiffres de l'emploi jugés décevants: le marché du travail a perdu 23 000 emplois en juillet, alors que les attentes tablaient sur +83 000 créations. Les données ont en outre été fortement révisées à la baisse pour mai et juin, à hauteur de -103 000 postes cumulés.

Pour les investisseurs, ces statistiques réduisent la probabilité d'un resserrement monétaire immédiat de la Réserve fédérale et renforcent l'idée d'un maintien des taux, au moins à court terme. Les analystes cités expliquent que, si ces chiffres sont négatifs pour l'économie, ils allègent la pression sur la Fed quant à une hausse des taux dès septembre. Le rendement du bon du Trésor à dix ans a reculé légèrement à 4,64% contre 4,68% la veille, offrant un petit répit aux actifs risqués.

Par ailleurs, la bonne saison des résultats d'entreprises a soutenu l'appétit pour le risque: Airbnb a bondi de 17,43% à 178,07 USD après un deuxième trimestre supérieur aux attentes et des prévisions estivales favorables. Atlassian s'est envolé de 35,31% à 149,07 USD et Palantir a progressé de 10,32% à 172,01 USD, tous salués pour leurs performances trimestrielles.

Sur le plan géopolitique, la hausse des prix du pétrole n'a pas freiné la progression des actions vendredi, même si le marché pétrolier doute d'un accord susceptible de rouvrir le détroit d'Ormuz. L'analyste évoque le seuil de 80 dollars le baril de WTI comme baromètre: tant que le brut reste sous ce niveau, le marché conserve sa dynamique à court terme. Les investisseurs resteront attentifs la semaine suivante aux chiffres d'inflation de juillet, susceptibles d'influencer à nouveau les anticipations monétaires.