La Bourse de New York a clôturé vendredi dans le vert après une séance soutenue par la détente des prix du pétrole. Les investisseurs ont réagi favorablement aux signes laissant entrevoir une possible avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et, à terme, une réouverture du détroit d’Ormuz.
La baisse du brut réduit temporairement les inquiétudes inflationnistes provoquées par les tensions au Moyen-Orient. Une normalisation des flux énergétiques par le détroit constituerait un facteur important pour les marchés, car elle pourrait diminuer la prime de risque intégrée dans les cours du pétrole et limiter la pression sur les prix à la consommation.
Le marché obligataire reste néanmoins un frein. Les rendements américains à long terme évoluent à des niveaux historiquement élevés après leur forte hausse de la semaine. Cette tension reflète à la fois les anticipations de politique monétaire plus restrictive et les inquiétudes liées à l’inflation et aux besoins de financement.
La séance confirme ainsi un équilibre fragile. La détente du pétrole soutient les actions et les secteurs sensibles au coût de l’énergie, mais les taux élevés limitent l’expansion des multiples de valorisation. Les prochaines statistiques américaines sur l’emploi et l’inflation seront essentielles pour déterminer si la Fed dispose encore d’arguments pour relever ses taux ou si une stabilisation devient possible.
