Les indices new-yorkais ont progressé jeudi après la publication de données d’inflation jugées encourageantes. Vers 14H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,34%, le Nasdaq +0,82% et le S&P 500 +0,69%. L’indice des prix à la production (PPI) est resté stable en juillet, alors que les économistes tablaient sur une légère hausse, corroborant la lecture du CPI publiée la veille et renforçant l’idée d’une trajectoire de désinflation.
Les commentaires d’analystes reflètent ce soulagement : Patrick O’Hare (Briefing.com) estime que ces chiffres n’apportent « aucune surprise » inflationniste et vont « dans la bonne direction », tandis que Fiona Cincotta (Forex.com) juge qu’ils pourraient donner à la Fed plus de marge de manœuvre pour concilier pressions sur les prix et ralentissement récent du marché de l’emploi. Cette configuration renforce l’attente d’un statu quo monétaire lors de la réunion de la Réserve fédérale en septembre, même si la Fed disposera encore d’autres indicateurs d’inflation et d’un nouveau rapport sur l’emploi d’ici là.
Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à dix ans reculait à 4,62% contre 4,69% la veille. Du côté des entreprises, les publications trimestrielles ont apporté des mouvements sectoriels contrastés : la start-up de puces Cerebras a chuté de 10,14% à 235,29 dollars après un deuxième trimestre jugé en demi-teinte — chiffre d’affaires en dessous des attentes mais perte nette par action moins forte que prévu et relèvement de ses prévisions annuelles. Cisco Systems reculait de 7,97% à 114,01 dollars malgré des résultats supérieurs aux attentes, les investisseurs restant sur leur faim après une forte hausse du titre depuis le début de l’année.
JD.com a cédé 5,50% à 29,87 dollars malgré un trimestre meilleur que prévu tant en chiffre d’affaires qu’en bénéfice net par action. À l’inverse, Birkenstock a bondi de 17,39% à 43,13 dollars après des résultats solides pour la période avril-juin. Le marché pétrolier, qui avait alimenté les craintes inflationnistes au printemps, s’est raffermi entre 80 et 90 dollars le baril, bien en deçà des 120 dollars atteints plus tôt dans l’année, ce qui a contribué à apaiser les anticipations d’inflation.


