Wall Street a ouvert en baisse jeudi 24 septembre, la hausse du pétrole et la tension persistante sur les rendements obligataires pesant sur l’appétit pour le risque. Le Dow Jones reculait de 173,62 points, soit 0,34 %, à 51 337,97 points. Le S&P 500 perdait 0,50 % à 7 667,42 points et le Nasdaq Composite 0,77 % à 26 727,71 points.
Le contexte géopolitique au Moyen-Orient restait au centre des préoccupations, avec un pétrole durablement élevé. En parallèle, les rendements souverains américains se maintenaient sur des sommets pluriannuels. Cette configuration ravive la crainte que l’inflation reste suffisamment forte pour pousser la Réserve fédérale à maintenir une politique restrictive plus longtemps.
John Williams, président de la Fed de New York, a déclaré qu’une nouvelle hausse de taux cette année pouvait raisonnablement être envisagée, sous réserve des prochaines données. L’article indiquait également que les marchés attribuaient alors une probabilité de 71 % à une hausse de 25 points de base le mois suivant selon l’outil FedWatch du CME.
Du côté des entreprises, Oracle reculait d’environ 7 % après une information relative à un grand projet de centre de données, alors que Meta progressait de 1,75 % dans les premiers échanges. Ces mouvements illustrent une séance où les nouvelles spécifiques aux entreprises se superposent à un environnement macroéconomique plus exigeant.
La probabilité issue de FedWatch est elle aussi une photographie de marché et peut évoluer rapidement avec les taux, les prix de l’énergie ou les statistiques économiques. Elle traduit les anticipations des opérateurs à cet instant, pas une décision de la Réserve fédérale. Les prochaines données resteront donc déterminantes pour confirmer ou invalider ce scénario.
