Les marchés américains ont démarré la séance de vendredi en territoire négatif après un rapport mensuel de l'emploi aux États-Unis plus solide que prévu. Le département du Travail a enregistré 162 000 créations d'emplois en août, contre 56 000 attendues par les économistes consultés par Reuters, tandis que le taux de chômage est resté stable à 4,1%. Ces chiffres ont surpris par leur résilience et relancé les inquiétudes sur la trajectoire des taux d'intérêt.
À l'ouverture, le Dow Jones reculait de 147,37 points (-0,27%) à 53 538,74, le S&P 500 perdait 0,15% à 7 735,88 et le Nasdaq cédait 0,02% à 26 578,32. Les opérateurs ont rapidement ajusté leurs anticipations pour la prochaine réunion de la Réserve fédérale des 15-16 septembre : les contrats à terme sur les taux à court terme font désormais ressortir une probabilité d'environ 65% d'une hausse, contre 55% avant la diffusion des données.
Ce revirement intervient après des déclarations récentes d'un membre du conseil de la Fed, Christopher Waller, favorable au maintien des taux si l'inflation faiblissait. La vigueur relative de l'emploi replace cependant l'inflation au centre de l'attention des décideurs monétaires, réduisant la marge de manœuvre pour des mesures accommodantes immédiates.
Côté valeurs, Lululemon plonge de 17,2% après une deuxième révision à la baisse de ses prévisions annuelles, soulignant des défis opérationnels sous la nouvelle direction. Adobe recule de 7,2% après l'annonce d'un changement de PDG et face à la montée de concurrents spécialisés en IA, qui mettent en question sa position sur les logiciels de conception.
Globalement, le rapport d'août a eu un effet direct sur les prix des actifs et les anticipations de politique monétaire, poussant les investisseurs à recalibrer leurs portefeuilles en fonction d'un risque accru de resserrement.

