Wall Street a terminé la séance du 11 septembre en nette hausse. Le S&P 500 a progressé de 0,99 % à 7 666,77 points, le Nasdaq de 1,08 % à 26 363,39 points et le Dow Jones de 1,08 % à 52 625,63 points. Dix des onze secteurs du S&P 500 ont avancé, avec les services de communication et les technologies de l’information en tête.
Le marché a pourtant intégré une accélération de l’inflation. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4 % en août après 0,1 % en juillet, notamment sous l’effet du rebond de l’essence. Les contrats à terme reflétaient une probabilité proche de 90 % d’une hausse des taux de la Réserve fédérale lors de la réunion suivante, contre 72 % la veille.
Le secteur informatique a porté une partie du rebond. Dell a gagné 11 % et atteint un record, Hewlett Packard Enterprise a progressé de 10 % et HP de 6,5 %, dans le sillage de résultats trimestriels d’Oracle supérieurs aux attentes. L’indice des semi-conducteurs a avancé de 2,39 %, avec une hausse de 2,6 % pour AMD.
Le pétrole a reculé d’environ 3 % sur la séance, tout en conservant une progression hebdomadaire supérieure à 9 %. Le Brent est resté au-dessus de 104 dollars le baril, les tensions sur les routes maritimes du Moyen-Orient maintenant un risque sur l’approvisionnement. La détente du jour a néanmoins réduit une partie de la pression immédiate sur les actions.
Le S&P 500 demeure environ 2 % sous son record du 13 août, mais gagne 12 % depuis le début de l’année. Sa valorisation est revenue autour de 19 fois les bénéfices attendus, son niveau le plus faible depuis avril 2025. Le prochain test sera la réaction du marché à la décision de la Fed et à son discours sur l’inflation.

