Les principaux indices américains reculaient jeudi en milieu de séance, mais limitaient leurs pertes après de nouvelles informations sur les discussions entre les États-Unis et l’Iran. À 20 h 36, le S&P 500 cédait 0,09 %, le Nasdaq 0,20 % et le Dow Jones 0,31 %. Sept des onze secteurs du S&P 500 évoluaient dans le rouge, avec les matériaux et les technologies parmi les compartiments les plus faibles.
Le principal facteur de tension restait l’énergie. Le Brent progressait d’environ 4 %, autour de 107 dollars le baril, après une attaque à la roquette des Houthis contre l’Arabie saoudite qui a ravivé les craintes sur l’approvisionnement. Reuters a parallèlement rapporté que des négociateurs américains et iraniens réunis à New York examinaient une voie susceptible d’éviter une nouvelle escalade et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette information a aidé les indices à se reprendre par rapport à leurs plus bas.
Le choc pétrolier se transmet également aux taux. Le rendement du Treasury à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2004. John Williams, président de la Fed de New York, a indiqué qu’une nouvelle hausse de taux avant la fin de l’année pouvait être raisonnable. Les opérateurs attribuaient alors près de 70 % de probabilité à un relèvement dès le mois suivant selon l’outil FedWatch du CME.
Du côté des valeurs, Meta gagnait 3,4 %, AMD progressait de 1 %, tandis que Microsoft et Broadcom reculaient d’environ 1 %. Oracle perdait 4,1 % et Blue Owl 5 % après des informations concernant un avis de force majeure sur un projet de centre de données. Malgré la volatilité récente, le S&P 500 se négociait à un peu moins de 19 fois les bénéfices attendus, son multiple le plus bas depuis 2023 selon LSEG.