La Bourse de New York évoluait nettement dans le vert vendredi vers 14 h 15 GMT. Le Dow Jones progressait de 0,96 %, le Nasdaq de 1,05 % et le S&P 500 de 0,94 %. Ce mouvement effaçait une grande partie des pertes accumulées depuis le début de la semaine, avec l’appui d’un repli de plus de 3 % des cours du pétrole après plusieurs séances de hausse.

Le rapport sur les prix à la consommation n’a pourtant pas apporté de véritable détente. En août, l’inflation américaine est restée à 3,4 % sur un an, comme en juillet, tandis que la hausse mensuelle a accéléré à 0,4 %, contre 0,1 % le mois précédent. Ces données précèdent en outre la nouvelle montée des tensions au Moyen-Orient. Le diesel a dépassé six dollars le gallon aux États-Unis, un record selon les relevés cités par l’association automobile américaine.

Les anticipations de politique monétaire se sont durcies. Selon CME FedWatch, les investisseurs attribuaient une probabilité supérieure à 85 % à une hausse de 25 points de base de la Fed le 16 septembre, contre environ 70 % la veille. Le rendement de l’emprunt d’État américain à dix ans s’établissait à 4,93 %, légèrement sous les 4,96 % de la clôture précédente. La progression des actions suggérait que ce scénario de resserrement était déjà largement intégré dans les prix.

Le rebond a été particulièrement visible dans la technologie. Nvidia gagnait 1,33 %, Alphabet 1,93 % et Apple 1,85 %. Oracle progressait de 2,11 % à 156,16 dollars après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, avec un bénéfice par action de 1,92 dollar et un chiffre d’affaires de 19,14 milliards de dollars. Dell s’envolait de 10,99 %. À l’inverse, Adobe reculait de 0,67 % à 247,15 dollars après des prévisions jugées simplement conformes aux attentes, dans un contexte de craintes persistantes liées à la concurrence de l’intelligence artificielle.