Les principaux indices de Wall Street ont évolué de façon limitée mercredi, reflet d'une attitude attentiste des investisseurs. L'indice PCE annuel de juillet à 3,7 % a été interprété comme une preuve que l'inflation reste tenace, ce qui a fait monter la probabilité d'une hausse des taux par la Fed en septembre (contrats à terme montrant environ 44 % contre 36 % auparavant). L'estimation révisée de la croissance au T2 à 1,5 % n'a pas suffi à dissiper les inquiétudes inflationnistes.
Sur les valeurs, les technologies de l'information et l'industrie ont été les principaux moteurs du S&P 500, portés notamment par Microsoft et Apple, qui ont progressé chacun d'environ 0,5 %. À l'inverse, Nvidia a cédé 0,4 % la veille de la publication de ses résultats : le marché attend des signaux sur la vigueur de la demande en puces IA, dont le rapport trimestriel pourrait redistribuer les cartes entre semi-conducteurs et valeurs logicielles.
Le secteur des logiciels a subi des pressions après des prévisions décevantes d'Intuit, dont le titre a chuté de 4 %, et avec des reculs pour ServiceNow et Atlassian. Meta a vu son cours refléter l'annonce d'un accord potentiel de plusieurs milliards et de changements opérationnels, mais a finalement clôturé en baisse. J.M. Smucker s'est distingué avec une hausse liée à un recul du chiffre d'affaires moins marqué que prévu.
Les tensions macro se retrouvent également sur les marchés obligataires et des matières premières : des craintes sur le prix du pétrole, l'endettement public et les anticipations d'inflation avaient poussé les rendements du Trésor récemment, même si ceux-ci ont partiellement reculé après des mesures de soutien du Trésor. Le discours du président de la Fed au symposium de Jackson Hole sera suivi de près avant un mois de septembre historiquement plus fragile pour les actions.

