Les indices européens affichent de modestes gains en séance, le CAC 40, le Dax et le FTSE 100 évoluant en territoire positif, tandis que les futures américains annoncent une ouverture en hausse pour le Dow, le S&P 500 et le Nasdaq. Ces mouvements surviennent sans catalyseur majeur et sur fond d'une semaine qui s'oriente vers une perte globale, après des séances précédentes marquées par des sorties de marché et des prises de bénéfices.
Le principal frein au moral des investisseurs demeure la nervosité sur les marchés obligataires. Le Trésor américain a annoncé un doublement du programme de rachats de titres à long terme, puis laissé la porte ouverte à d'autres achats, mais cet épisode n'a que partiellement comprimé les rendements : le dix ans américain se maintient autour de 4,70% et les tensions subsistent sur la dette souveraine européenne, en particulier sur l'OAT française dont le rendement à 10 ans dépasse 4,12% et le 30 ans flirte avec 4,90%.
La prime de risque entre France et Allemagne a augmenté, ramenant l'écart entre OAT et Bund à son plus haut depuis janvier 2025, signe d'une divergence de perception du risque souverain au sein de la zone euro. Parallèlement, la faiblesse récente du dollar soutient certains secteurs cotés, notamment les matières premières et les producteurs d'acier, tandis que les cours de l'or progressent et tirent le secteur des ressources de base.
Sur le plan géopolitique, l'impasse entre Washington et Téhéran et la navigation limitée dans le détroit d'Ormuz entretiennent les craintes inflationnistes, soutenant une légère hausse des prix du pétrole. Malgré ces incertitudes, des éléments macro en zone euro restent favorables : une accélération de l'activité privée en août et des prévisions d'inflation à la baisse chez les consommateurs, ce qui explique la relative résilience des marchés actions européens.

