Les actions américaines ont terminé dans le rouge le 23 septembre après deux séances record du Nasdaq. Le S&P 500 a reculé de 0,75 % à 7 706,05 points, le Nasdaq de 1,13 % à 26 936,04 points et le Dow Jones de 0,68 % à 51 511,59 points. La séance a combiné un rebond du pétrole, une remontée marquée des rendements obligataires et des prises de bénéfices sur plusieurs grandes valeurs technologiques.
Les cours du pétrole ont progressé de près de 4 % après le discours du président iranien Massoud Pezeshkian à l’ONU. Dans le même temps, une enquête a signalé que l’activité des entreprises américaines avait atteint en septembre son niveau le plus élevé depuis plus de cinq ans. Cette vigueur a renforcé les anticipations de politique monétaire restrictive. Le rendement à deux ans a atteint son plus haut niveau depuis 2024 et celui à dix ans son plus haut depuis 2007.
La technologie a amplifié le repli. Alphabet a perdu 3,8 %, Amazon 2,2 % et Nvidia 1,5 %, tandis que Meta a gagné 1 %. Expedia et Airbnb ont chacune chuté de plus de 7 %. Neuf des onze secteurs du S&P 500 ont terminé en baisse. Les volumes ont atteint 17 milliards de titres échangés, contre une moyenne de 16,5 milliards sur les vingt séances précédentes.
Le marché reste donc partagé entre des perspectives bénéficiaires soutenues par l’IA et un coût du capital en hausse. Le S&P 500 se négociait à un peu moins de 19 fois les bénéfices attendus, son niveau de valorisation le plus faible depuis 2023 selon les données citées.
