La séance de vendredi à New York s'est soldée par des baisses généralisées: le Dow Jones a perdu 271,86 pts (-0,51%) à 53 414,25, le S&P 500 a reculé de 29,11 pts (-0,38%) à 7 718,60 et le Nasdaq Composite a lâché 77,07 pts (-0,29%) à 26 506,99. Le moteur de ce repli est un rapport du département du Travail montrant 162 000 créations d'emplois en août, contre 56 000 attendues par les économistes interrogés par Reuters, le taux de chômage restant à 4,1%.

Face à ces chiffres solides sur l'emploi, les investisseurs ont réajusté leurs anticipations pour la réunion de la Réserve fédérale des 15 et 16 septembre. Les contrats à terme à court terme font désormais apparaître une probabilité de 65% d'une hausse des taux, contre 55% avant la publication du rapport. Les commentaires de professionnels confirment l'enjeu: Mike Dickson note que le rapport confirme une bonne tenue du marché du travail et place l'indice des prix à la consommation au centre de la décision de la Fed.

Le mouvement de marché a aussi pesé sur des valeurs individuelles: Lululemon a plongé de 17,4% après un second abaissement de ses prévisions annuelles, mettant en lumière les défis pour la future dirigeante Heidi O'Neill. Adobe a cédé 6,7% après l'annonce qu'Anil Chakravarthy succèdera à Shantanu Narayen, la décision étant interprétée dans le contexte d'une concurrence accrue liée à l'IA.

Les investisseurs avaient temporairement réduit leurs attentes de resserrement la veille suite aux propos de Christopher Waller, favorable à un maintien des taux si les pressions inflationnistes diminuaient; le rapport sur l'emploi a inversé cette tendance. Le marché retient désormais l'IPC à paraître la semaine prochaine comme déclencheur potentiel d'une décision de hausse en septembre.