Les marchés actions reprenaient de la hauteur vendredi, aidés par un recul du pétrole et une détente partielle des rendements européens. Les contrats à terme signalaient une ouverture de Wall Street en hausse de 0,51 % pour le Dow Jones, 0,41 % pour le S&P 500 et 0,84 % pour le Nasdaq.
En Europe, le CAC 40 gagnait 0,90 % à 7 799,46 points vers 11h31 GMT, le DAX avançait de 1,21 % et le FTSE 100 de 1,05 %. Le Stoxx 600 progressait lui aussi de 1,05 %. L’accalmie venait des déclarations américaines écartant une attaque contre l’Iran avant les élections de mi-mandat de début novembre, ce qui réduisait temporairement les craintes sur l’approvisionnement énergétique.
Le Brent reculait de 1,43 % à 102,79 dollars et le WTI de 0,99 % à 90,58 dollars. Cette baisse soulageait les anticipations d’inflation et les obligations européennes. Le rendement de l’OAT française à dix ans cédait 6 points de base à 4,8272 %, tandis que le Bund allemand à dix ans reculait à 3,4606 %.
La tension française restait néanmoins élevée. La dette publique atteignait 119 % du PIB et l’écart entre les taux français et allemands à dix ans se maintenait à 135 points de base. Le projet de budget 2027 devait encore être débattu, alors que la Banque de France rappelait que la BCE n’a pas vocation à résoudre les difficultés budgétaires nationales.
Sur les actions, les télécoms européennes étaient pénalisées par le projet de SpaceX dans les fréquences mobiles : Orange perdait 2,5 %, Telefonica 3,6 %, Vodafone 4,2 % et Deutsche Telekom 6,5 %. Ce contraste montre que le rebond des indices ne supprimait pas les risques spécifiques. Pour les investisseurs, pétrole, taux français et actualités sectorielles restaient les trois principaux moteurs de la séance.


