Wallix a franchi une étape importante vers l’autofinancement au premier semestre 2026. L’éditeur français de cybersécurité a réalisé 20,6 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 14,2 % sur un an. Son revenu mensuel récurrent atteignait 2,8 millions d’euros fin juin, soit une progression de 19,4 %, pour un revenu annuel récurrent de 33,1 millions.
La qualité des ventes s’améliore également : les souscriptions et la maintenance représentent désormais 81 % du chiffre d’affaires, contre 74 % un an auparavant. Cette part récurrente apporte davantage de visibilité, même si Wallix demeure déficitaire. La perte d’exploitation a été ramenée de 3 millions à 1,2 million d’euros et la perte nette de 3,1 millions à 0,9 million. La société a contenu la hausse de ses charges malgré le renforcement de ses équipes et l’intégration de Malizen.
Le progrès le plus tangible concerne la trésorerie. Le cash-flow opérationnel a atteint 4 millions d’euros, contre 1,4 million un an plus tôt. Après 3,8 millions d’investissements en recherche et développement, le free cash-flow ressort positif de 0,2 million, alors qu’il était négatif de 1,5 million au premier semestre 2025. Au 30 juin, Wallix disposait de 12,5 millions de trésorerie brute pour 8 millions de dettes financières.
Depuis la clôture, le groupe a sécurisé 25 millions d’euros de financements non dilutifs, montant susceptible d’atteindre 65 millions sous conditions. La conversion en août de 5 millions d’euros d’obligations détenues par Nextstage AM a aussi renforcé les fonds propres et réduit l’endettement.
Wallix maintient ses objectifs 2026 : forte croissance des revenus récurrents, résultat d’exploitation positif et free cash-flow positif sur l’exercice. Pour l’investisseur, la confirmation de la trajectoire est encourageante, mais le passage durable à la rentabilité et les conditions permettant d’accéder au financement additionnel restent déterminants.


