ZCCM Investments Holdings convoque ses actionnaires en assemblée générale extraordinaire le mercredi 18 novembre 2026 à 10 heures. La réunion sera organisée à Lusaka et accessible à distance. Les résolutions portent principalement sur une offre visant les petits porteurs, une modification des statuts et l’organisation future de la négociation des titres liés au registre britannique.

La première résolution spéciale prévoit de modifier les statuts de ZCCM-IH. Les changements doivent aligner la gouvernance du groupe sur le State-Owned Enterprises Act adopté en Zambie en 2026. Ils doivent aussi créer le mécanisme juridique nécessaire à l’offre sur les petits lots et faciliter la négociation de droits représentatifs d’actions dans le système CREST à la Bourse de Londres. La société présente ce dernier volet comme un moyen d’améliorer la liquidité.

La deuxième résolution spéciale autoriserait ZCCM-IH à racheter les actions détenues par les investisseurs possédant moins de 100 titres. Seraient concernés les actionnaires choisissant de vendre, mais aussi ceux qui ne formuleraient pas d’instruction pour vendre ou conserver leurs titres. Le prix proposé doit être défini dans la circulaire adressée aux actionnaires, mais il n’apparaît pas dans l’extrait disponible. Ce point devra donc être vérifié avant toute décision.

Une résolution ordinaire doit ensuite donner au conseil d’administration le pouvoir de lancer et de mettre en œuvre l’offre. La date de référence envisagée pour identifier les détenteurs de petits lots est le 18 décembre 2026, sous réserve d’une éventuelle modification approuvée par la Bourse de Lusaka.

Les deux résolutions spéciales nécessitent au moins 75 % des droits de vote exprimés. La résolution ordinaire devra recueillir plus de 50 %. Pour participer et voter à l’assemblée, les actionnaires doivent être inscrits au registre le 13 novembre, avec une dernière journée de négociation fixée au 10 novembre. Les procurations sont demandées, pour des raisons administratives, avant le 16 novembre à 17 heures GMT, même si le document prévoit une possibilité de transmission ultérieure avant l’exercice des droits par le mandataire.

Pour l’investisseur, l’enjeu est surtout concret pour les détenteurs de moins de 100 actions. L’absence de réponse pourrait entraîner la cession de leurs titres dans le cadre de l’offre. Les autres actionnaires doivent surveiller l’effet du rachat sur le nombre de porteurs, les coûts administratifs et la liquidité. Le projet CREST pourrait faciliter les échanges à Londres, mais son impact réel dépendra du volume disponible et de l’intérêt des investisseurs. Le vote du 18 novembre constitue donc la prochaine étape déterminante.