Air France-KLM a surpris positivement le marché au troisième trimestre 2026 grâce à une amélioration de ses revenus unitaires et à une bonne maîtrise des coûts hors carburant. Le bénéfice net part du groupe a progressé de 24%, à 908 millions d’euros, nettement au-dessus du consensus de 519 millions. Le titre gagnait plus de 13% à Paris peu après 11 heures.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 7,6%, à 9,9 milliards d’euros, soit une progression de 12,3% à taux de change constants. La demande est restée soutenue et les recettes unitaires ont gagné 7% à change constant. Les activités de transport de passagers ont progressé, tandis que le cargo a enregistré une hausse particulièrement forte de ses recettes unitaires.

Le résultat opérationnel ajusté a avancé de 10%, à 1,35 milliard d’euros. La marge correspondante s’est améliorée de 0,3 point, à 13,6%, malgré une augmentation de 436 millions d’euros de la facture de carburant après couverture. La hausse des coûts hors carburant a été contenue à 0,1%, un élément essentiel pour comprendre la réaction favorable du marché.

La performance reste contrastée selon les filiales. Air France a maintenu un résultat opérationnel ajusté proche de celui de l’an dernier, KLM l’a amélioré de 106 millions d’euros et Transavia a légèrement progressé. Le flux de trésorerie libre d’exploitation ajusté récurrent atteint 1,35 milliard d’euros sur neuf mois, contre 784 millions un an auparavant. Au troisième trimestre seul, il s’élève à 426 millions, contre seulement 3 millions un an plus tôt.

Pour l’investisseur, l’amélioration des marges et de la trésorerie constitue un signal solide, mais l’endettement reste à surveiller. La dette nette atteignait 8,76 milliards d’euros fin septembre, contre 8,39 milliards fin 2025. Le ratio dette nette sur EBITDA demeure stable à 1,6 fois et les liquidités disponibles s’élèvent à 10,5 milliards.

Le groupe réduit légèrement son objectif de croissance des capacités pour 2026, autour de 2%, et confirme ses objectifs d’investissement et de levier. En revanche, il relève sa prévision de facture de carburant à 9,2 milliards de dollars. Les réservations du quatrième trimestre et les taux de remplissage, inférieurs à ceux de l’an dernier, seront donc déterminants. La progression récente du cours intègre déjà une partie de la bonne surprise, ce qui impose de rester attentif à l’exécution opérationnelle.