Les marchés européens devraient ouvrir dans le rouge. Les premières indications font ressortir des baisses de 0,38 % pour le CAC 40, 0,46 % pour le DAX, 0,48 % pour le FTSE 100 et 0,55 % pour l’EuroStoxx 50. Le Stoxx 600 est attendu en recul de 0,49 %.

Le pétrole et les obligations concentrent l’attention. Le Brent progresse de 2,77 % à 102,97 dollars le baril et le WTI gagne 2,55 % à 90,53 dollars, sur fond de risques persistants pour l’approvisionnement au Moyen-Orient. Cette hausse entretient les craintes d’inflation et complique la trajectoire des banques centrales.

Les taux longs se tendent simultanément. Le rendement américain à dix ans atteint 5,32 %, après avoir touché la veille son niveau le plus élevé depuis 2002. Le Bund allemand à dix ans monte autour de 3,49 %. En France, l’écart de rendement avec l’Allemagne dépasse 140 points de base, après un pic proche de 160 points, tandis que le taux italien à dix ans s’est rapproché de 4,646 %.

La Banque centrale européenne doit publier le compte rendu de sa dernière réunion. Le document sera scruté alors que l’inflation de la zone euro a accéléré à 3,8 %, bien au-dessus de l’objectif de l’institution. Les minutes de la Fed ont déjà révélé des divergences sur les raisons justifiant la hausse des taux, entre choc énergétique et vigueur de la demande.

Pour les investisseurs, le mélange d’énergie chère, de taux élevés et d’endettement public pèse sur les valorisations. Les entreprises capables de préserver leurs marges et les secteurs défensifs peuvent mieux résister, tandis que les valeurs sensibles au financement et aux coûts énergétiques restent vulnérables. La saison des résultats devra confirmer si la croissance des bénéfices compense ce durcissement macroéconomique.