Les principales places européennes évoluaient dans le rouge jeudi matin, dans un climat dominé par les tensions sur le pétrole et les marchés obligataires. Vers 07h30 GMT, le CAC 40 reculait de 1,05 % à 7 689,11 points, après avoir déjà perdu 1,22 % mercredi. Le FTSE 100 cédait 0,67 % et le DAX 0,93 %. L’Euro Stoxx 50 abandonnait 1,26 % et le Stoxx 600 0,99 %, l’énergie constituant la seule grande exception sectorielle.
La hausse du brut nourrit les craintes d’inflation et exerce une pression supplémentaire sur les emprunts d’État. Dans le même temps, le niveau élevé de la dette publique et les inquiétudes entourant les finances françaises se transmettent aux obligations italiennes et grecques. Le renforcement des rendements américains soutient le dollar et pèse sur l’euro, tombé près d’un plus bas de dix-sept mois.
Un autre sujet de vigilance vient du recours croissant à la dette par de grandes entreprises technologiques. Les projets de financement évoqués autour de SpaceX, Broadcom et Oracle pourraient accroître la concurrence pour les capitaux, au moment où les besoins de financement publics restent importants. Cette évolution alimente le débat sur le profil de risque des investissements dans l’intelligence artificielle lorsque leur développement dépend davantage du crédit et de revenus futurs encore incertains.
Les investisseurs attendent également le compte rendu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne, après une inflation de 3,8 % dans la zone euro le mois précédent. Aux États-Unis, le compte rendu de la Réserve fédérale a montré que la plupart des responsables envisageaient encore une hausse de taux possible avant la fin de l’année.
Côté entreprises, Opmobility chutait de plus de 19 % après l’abaissement de ses objectifs 2026 et l’annonce d’un projet de réorganisation portant sur environ 770 postes. Argenx reculait fortement après l’arrêt d’un essai clinique, tandis que Tesco et Imperial Brands progressaient après des communications mieux accueillies. La séance illustre ainsi un marché qui sanctionne simultanément le risque macroéconomique et les déceptions propres aux entreprises.


