BNP Paribas veut réunir ses activités de paiement fractionné et de crédit à la consommation. Floa doit fusionner avec BNP Paribas Personal Finance, qui porte notamment la marque Cetelem. Le projet, présenté aux représentants du personnel, devrait aboutir au début de 2027.
La banque souhaite construire un acteur de référence du paiement et du financement de la consommation en France. Le rapprochement répond à une évolution du marché : pour les clients, la frontière entre paiement en plusieurs fois et crédit devient moins visible, tandis que les exigences réglementaires convergent.
À partir du 20 novembre, les prêteurs devront fournir davantage d’informations et consulter le fichier national des incidents de remboursement lors de l’analyse de solvabilité. Cette évolution alourdit les obligations des spécialistes du paiement fractionné et peut favoriser les groupes capables de mutualiser conformité, données, technologie et distribution.
Floa comptait fin août 454 salariés, dont 447 en France, principalement à Bordeaux, et sept en Italie. BNP Paribas Personal Finance emploie 3 997 personnes en France et près de 2 500 en Italie via Findomestic. Acquise en 2021 auprès de Casino et du Crédit Mutuel, Floa revendique plus de quatre millions de clients particuliers en Europe et 15 000 partenaires commerçants ou points de vente.
Le rapprochement intervient dans un secteur disputé par des fintechs comme Alma, Klarna et Younited. Il devra permettre à BNP Paribas de gagner en échelle tout en maîtrisant mieux le risque de crédit. Le sujet est sensible : le surendettement a augmenté de près de 10 % en 2025, après une hausse similaire en 2024 selon la Banque de France.
Pour les investisseurs, le potentiel repose sur les synergies commerciales et opérationnelles. Leur ampleur, les coûts d’intégration et les éventuelles conséquences sociales ne sont pas encore détaillés.



