La Bourse de Toronto a fini en nette hausse (+244,92 points) à 36 381,23 points, après la publication de chiffres du marché du travail canadien bien supérieurs aux attentes. Statistique Canada rapporte la création de 75 000 emplois en juillet et une baisse du taux de chômage à 6,4%, alors qu’un sondage Reuters visait en moyenne seulement +15 000 postes. Les commentaires d’Allan Small (iA Gestion privée de patrimoine) reflètent un consensus prudent : des données solides mais une inflation globale encore légèrement au‑dessus de l’objectif devraient inciter la Banque du Canada à rester sur une posture inchangée plutôt qu’à relever ou abaisser ses taux.
Les matières premières ont mené la hausse, l’or pour livraison en décembre grimpant de 100,10 $US à 4 399,70 $US l’once, soutenu par des données d’emploi américaines faibles (perte inattendue de 23 000 emplois et révisions négatives de 103 000 pour mai‑juin). Ces éléments réduisent les chances d’une hausse des taux de la Fed, alimentant l’appétit pour l’or. Le pétrole a également progressé : le WTI pour septembre a gagné 0,89 $US à 78,18 $US le baril, tandis que le Brent a pris 1,29 % à 83,55 $US.
Les places américaines ont suivi la tendance positive : le Dow Jones a ajouté 151,83 points à 54 036,93, le S&P 500 a monté de 47,68 points à 7 757,64 et le Nasdaq a avancé de 342,26 points à 26 690,62. Sur le marché des changes, le dollar canadien s’est apprécié à 71,72 cents US (contre 71,34 cents US la veille) et le dollar cédait 0,36 % face à l’euro (1,1566 $US pour un euro). LSEG Data & Analytics estime à environ 96 % la probabilité d’un statu quo de la Banque du Canada à sa réunion du 2 septembre.
L’environnement reste dominé par l’incertitude géopolitique (tensions liées aux prix du pétrole) et par des signaux macrocontradictoires entre la vigueur de l’emploi canadien et l’affaiblissement de l’emploi américain, ce qui pourrait compliquer la calibration des politiques monétaires à court terme.

