Vers 09h40 mardi, le CAC 40 cédait 0,36% à 8 276,80 points, après une séance haussière la veille (+0,33%). Le recul s’explique par la remontée des prix de l’énergie liée à l’escalade régionale au Moyen‑Orient et par l’incertitude sur l’organisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique affecté par la guerre, souligne John Plassard (Cité Gestion Private Bank).
Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,71% à 98,66 dollars, tandis que le WTI américain progressait de 2,95% à 94,18 dollars. Côté gaz, le contrat TTF néerlandais prenait 1,27% à 74,24 euros le mégawattheure. Sur le terrain, une série d’attaques attribuées aux Houthis du Yémen a fait 73 blessés civils dans le sud‑ouest de l’Arabie saoudite et visé des sites énergétiques, provoquant des incendies et des arrêts temporaires d’opérations, selon les autorités saoudiennes.
Ces tensions alimentent les pressions inflationnistes en zone euro à leur plus haut depuis trois ans, et concentrent l’attention sur la réunion de la Banque centrale européenne jeudi. La BCE pourrait relever son taux de référence d’un quart de point, à 2,50%, pour freiner l’inflation, indique l’article. Andreas Lipkow (CMC Markets) note que Christine Lagarde devra convaincre les marchés qu’une hausse modeste suffira sans étouffer la reprise fragile.
Les tensions se lisent aussi sur les taux souverains : le rendement français à échéance atteignait 4,25% et son équivalent allemand 3,39% vers 09h40, stables par rapport à la veille. L’article met en avant le double risque pour les marchés européens : le choc d’offre énergétique et la nécessité pour la BCE d’agir sans indisposer la croissance.


