La Bourse de Paris se maintenait presque stable mardi matin. Vers 10 heures, le CAC 40 gagnait 0,02 % à 8 080,16 points, après avoir déjà terminé la séance précédente juste au-dessus des 8 000 points.

Schneider Electric et Legrand apportaient l’essentiel du soutien à l’indice. Legrand bénéficiait notamment du relèvement de ses perspectives à moyen terme, porté par la demande d’équipements pour les centres de données et l’intelligence artificielle.

En parallèle, le marché obligataire envoyait un signal beaucoup moins favorable. Le rendement de la dette française à dix ans atteignait 4,78 %, ce qui renchérit progressivement le coût de financement de l’État, des entreprises et des ménages. La hausse du pétrole entretient également les risques inflationnistes et réduit la marge de manœuvre des banques centrales.

La stabilité apparente du CAC 40 résulte donc d’un équilibre fragile entre quelques valeurs industrielles en forte hausse et un environnement macroéconomique contraignant. Si les taux longs restent élevés, les valeurs endettées, immobilières ou sensibles à la consommation pourraient subir une pression accrue.