Le CAC 40 évoluait en légère hausse vers 10 heures, prenant 0,12 % à 8 685,63 points, après une séance précédente close en repli de 0,46 % à 8 674,94 points. Le mouvement s’appuie principalement sur la publication des chiffres de l’inflation américaine pour juillet et sur un léger apaisement des prix du pétrole.

Selon le département du Travail américain, l’inflation annuelle a ralenti à 3,4 % en juillet, en ligne avec les attentes des analystes. Pour Ipek Ozkardeskaya (Swissquote), ce ralentissement est un soulagement relatif : les pressions restent au‑dessus de l’objectif de 2 % de la Fed, ce qui plaide pour une politique monétaire toujours plus restrictive. L’outil CME FedWatch montre que la probabilité d’une hausse des taux en septembre a sensiblement diminué, mais une nouvelle publication de l’inflation interviendra avant la prochaine réunion de la Fed.

Les valeurs bancaires tirent parti de ce contexte : Société Générale mène les gains du CAC 40 (+1,23 % à 84,14 euros), suivie de BNP Paribas (+1,18 % à 113,32 euros) et du Crédit Agricole (+0,84 % à 20,34 euros). Les investisseurs valorisent l’idée d’un report des décisions restrictives, tout en notant que des taux encore élevés préservent les marges des établissements financiers.

Sur le front géopolitique, le marché reste préoccupé par le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran, voie stratégique par laquelle transitait avant le conflit un cinquième du pétrole mondial. John Evans (PVM) souligne que les initiatives diplomatiques n’ont pas permis de relancer un protocole d’accord, et Washington affirme exercer un contrôle « total » du détroit, selon les propos rapportés du président américain. Suivant l’évolution du brut, TotalEnergies reculait légèrement (-0,17 % à 75,40 euros).