Crédit Agricole conserve des fondamentaux solides malgré le recul récent de son action. Au premier semestre 2026, le groupe a dégagé un produit net bancaire de 20,9 milliards d’euros, en progression de 7,8 %, et un résultat net part du groupe de 4,88 milliards, en hausse de 6,8 %. Pour Crédit Agricole S.A., les revenus ont atteint 14,36 milliards d’euros, en croissance de 4,3 %, tandis que le résultat d’exploitation a progressé de 7 %.
La banque bénéficie d’un modèle très diversifié entre réseaux de détail, crédit spécialisé, assurance, gestion d’actifs avec Amundi, banque de financement et services aux institutionnels. Les crédits de détail atteignaient 904 milliards d’euros au deuxième trimestre et les encours de gestion d’actifs et d’épargne 3 290 milliards. La qualité du portefeuille reste présentée comme satisfaisante, avec 2,3 % de créances douteuses, même si le coût du risque a augmenté de 15,7 % sur le semestre.
La stratégie de moyen terme repose notamment sur l’expansion européenne, la technologie et la diversification. La participation dans Banco BPM a été portée à 29,3 %, tandis que le groupe prévoit 500 millions d’euros d’investissements dans l’intelligence artificielle sur trois ans. À horizon 2028, Crédit Agricole S.A. vise plus de 30 milliards d’euros de revenus, plus de 8,5 milliards de bénéfice et un rendement des capitaux propres tangibles supérieur à 14 %. La solvabilité reste un point central, avec un ratio CET1 de 17,2 % pour le groupe et de 11,3 % pour Crédit Agricole S.A.
La valorisation constitue un autre élément du dossier : la source évoque un multiple d’environ sept fois les bénéfices attendus pour 2027 ainsi qu’un rendement du dividende proche de 7 %. Ces données restent des estimations dépendantes des bénéfices futurs et ne dispensent pas de suivre la réalisation effective des objectifs du plan.
