Les crédits immobiliers américains à 30 ans, les plus courants aux États-Unis, affichent désormais un taux moyen de 7,03 % selon Freddie Mac. Ce niveau n'avait plus été atteint depuis la mi-janvier 2025. Le mouvement est notable puisque ces mêmes taux étaient repassés sous 6 % le 26 février 2026.

La remontée s'inscrit dans un environnement de regain des tensions inflationnistes. La hausse des prix de l'énergie depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran a ravivé les anticipations d'inflation. Lorsque les investisseurs exigent une rémunération plus élevée sur les obligations, les taux des crédits immobiliers suivent généralement le mouvement, ce qui renchérit directement le financement des achats résidentiels.

Le marché du neuf en subit déjà les effets. Le mois dernier, 684 000 maisons neuves ont été vendues en rythme annualisé, soit 2 % de moins qu'un an auparavant. Le prix médian des biens a diminué de près de 6 % par rapport à août 2025. Cette baisse des prix ne suffit donc pas à compenser totalement la hausse du coût du crédit pour les acquéreurs.

Pour les constructeurs, l'équation devient plus difficile. Les coûts de matériaux restent élevés alors que des remises commerciales peuvent être nécessaires pour maintenir les volumes de ventes. Matthew Martin, analyste chez Oxford Economics, estime que la hausse des taux hypothécaires devrait accentuer les problèmes d'accessibilité financière et pousser les promoteurs à poursuivre les baisses de prix. Le logement reste ainsi l'un des principaux canaux par lesquels le durcissement des conditions financières se transmet à l'économie américaine.