Le Fonds monétaire international constate que, malgré six mois de conflit au Moyen-Orient, la croissance mondiale reste proche de 3 % pour 2026. Cette tenue relative s’explique par des mesures d’urgence prises par certains pays, qui ont puisé dans leurs réserves d’hydrocarbures, diversifié leurs sources d’énergie ou réduit la consommation pour amortir l’impact initial du choc énergétique.

Pour autant, les conditions restent tendues : les prix du pétrole et du gaz demeurent élevés et les effets du choc ne sont pas entièrement dissipés. Le FMI note également une reprise des pressions inflationnistes à court terme et un ralentissement du processus de désinflation amorcé après la crise du coût de la vie de 2022, même si les anticipations d’inflation à long terme restent sous contrôle.

L’institution met en lumière deux forces antagonistes pesant sur l’économie globale. D’un côté, l’offre énergétique perturbée alimente la hausse des coûts de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires ; de l’autre, le développement des technologies liées à l’intelligence artificielle continue de soutenir la demande et de créer des poches de dynamisme économique.

Le FMI s’inquiète en outre de l’endettement public mondial, proche de 100 % du PIB mondial, niveau record depuis la Seconde Guerre mondiale, et qui devrait encore progresser dans plusieurs économies avancées. Les problèmes de liquidité se multiplient parmi les pays en développement, notamment en Afrique, en partie à cause d’une baisse de l’aide bilatérale.

Face à ces vulnérabilités, le Fonds recommande aux banques centrales de conserver la stabilité des prix comme priorité et invite les gouvernements à préparer des plans à moyen terme pour assainir leurs finances publiques. Il surveillera aussi l’impact des nouvelles sanctions américaines visant l’Iran et les entreprises tierces qui le soutiennent.