La séance européenne du 23 septembre s’est achevée dans le rouge. Le Stoxx Europe 600 a cédé 0,4 % à 639,9 points, tandis que le CAC 40 et le SBF 120 ont également perdu 0,4 %. Le DAX 40 a reculé de 0,7 % et le FTSE 100 est resté proche de l’équilibre. À Wall Street, à l’approche de la mi-séance européenne, le Dow Jones et le S&P 500 perdaient environ 0,6 % et le Nasdaq Composite 1 %.
Le principal facteur de pression est venu de l’énergie. Le Brent pour livraison en novembre gagnait 3,8 % à 103,03 dollars le baril en fin d’après-midi, dans un contexte toujours dominé par les tensions au Moyen-Orient et les risques sur le détroit d’Ormuz. Une énergie durablement chère peut alimenter l’inflation et maintenir les banques centrales dans une posture plus restrictive, ce qui pèse à la fois sur les obligations et sur les actions.
Les indicateurs macroéconomiques ont pourtant surpris positivement. L’indice PMI composite de la zone euro a progressé à 53,1 en septembre, contre 52 en août et 51,5 attendu par les économistes interrogés par le Wall Street Journal. L’euro reculait parallèlement de 0,5 % face au dollar, autour de 1,1392. Côté valeurs, TotalEnergies a bénéficié de la hausse de l’énergie, tandis que BNP Paribas a reculé malgré la confirmation d’un objectif de croissance à deux chiffres du bénéfice par action entre 2025 et 2028. Cette configuration montre un marché partagé entre amélioration de l’activité et remontée du risque inflationniste.
Le signal de séance reste donc cohérent : la croissance surprend positivement, mais le coût de l’énergie et du financement domine encore la fixation des prix des actifs à court terme.