La situation au Moyen-Orient reste particulièrement sensible pour les marchés de l’énergie. L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a signalé qu’un cargo avait pris feu dans le détroit d’Ormuz après avoir été touché par un projectile d’origine inconnue. L’équipage a été évacué et deux victimes ont été recensées, sans précision sur leur état. Aucun dommage environnemental n’avait été signalé au moment de la publication.
Parallèlement, les Houthis du Yémen ont menacé les intérêts américains dans la région en cas de soutien militaire des États-Unis à l’Arabie saoudite ou d’intervention dans le détroit de Bab el-Mandab. Ces deux passages maritimes sont stratégiques pour les flux énergétiques et commerciaux, ce qui explique la sensibilité des prix du pétrole aux informations militaires et diplomatiques les concernant.
Sur le plan diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré l’émissaire américain Steve Witkoff à New York. Selon la télévision d’État iranienne, Téhéran a conditionné une réouverture du détroit d’Ormuz à la levée du blocus naval américain, au déblocage d’avoirs iraniens et à la fin de la guerre sur les différents fronts. Donald Trump a de son côté confirmé une reprise du dialogue tout en maintenant une rhétorique très ferme. Les négociations restent donc ouvertes mais sans accord annoncé, ce qui maintient une forte prime de risque géopolitique.
La réaction des marchés dépendra surtout de la réalité des flux maritimes. Des déclarations favorables peuvent détendre les prix, mais un nouvel incident dans l’un des détroits peut rapidement réintroduire une prime de risque. Les investisseurs doivent donc suivre les données de navigation, les annonces officielles et les prix de l’énergie ensemble.
