La Maison Blanche a envoyé Jared Kushner et Steve Witkoff à Moscou samedi, puis à Kiev dimanche, pour présenter une proposition destinée, selon Donald Trump, à « mettre fin à la guerre en Ukraine ». Le président américain a déclaré depuis le Bureau ovale qu’il voyait « une bonne chance » d’aboutir, mais n’a pas précisé si l’offre impliquait une cession de territoire ukrainien — un scénario qu’il avait laissé entendre par le passé.

Selon Axios, les émissaires doivent s’entretenir avec Vladimir Poutine à Moscou, puis avec Volodymyr Zelensky à Kiev. Il s’agira de la première visite de Kushner et Witkoff dans la capitale ukrainienne, tandis que leur dernier déplacement en Russie remontait à janvier. Ce déplacement s’inscrit dans une série de tentatives diplomatiques menées par l’administration Trump depuis son retour en 2025, sans percée tangible jusqu’ici.

À Kiev, M. Zelensky a proposé d’instaurer un cessez‑le‑feu réciproque pendant la durée de la tournée des émissaires américains : « Il n’y aura pas de frappes aériennes de notre part, et la Russie doit, en contrepartie, garantir un cessez‑le‑feu », a‑t‑il déclaré. Moscou n’a pour l’instant ni confirmé la visite ni répondu à cette offre. La semaine précédente, la visite qualifiée de « semi‑routière » du directeur de la CIA John Ratcliffe à Moscou avait déjà alimenté les spéculations.

La démarche intervient après une spectaculaire attaque de drone russe visant le siège du SBU, en plein centre historique de Kiev. L’administration militaire de la capitale a fait état de 15 blessés; le président ukrainien a annoncé avoir ordonné au chef du service de sécurité « d’apporter une réponse appropriée et tangible ». Parallèlement, Kiev a notifié l’OACI d’un risque accru dans l’espace aérien russe lié aux opérations ukrainiennes, une démarche que Moscou a condamné.