L’approche de l’élection présidentielle accentue l’attentisme sur l’investissement locatif déjà fragilisé par des craintes économiques. Selon une étude du site Maslow.immo citée par Vosges Matin, 21% des personnes interrogées envisagent de repousser leur projet après le scrutin, contre 12% qui souhaitent l’anticiper. Ce comportement s’explique par la peur d’éventuelles réformes et l’incertitude sur l’évolution du contexte national.
Les préoccupations concrètes dominent les motifs de renoncement : 40% des répondants redoutent les impayés ou le squat, 39% pointent le prix des biens comme frein, et 34% évoquent le niveau des taux d’intérêt. D’autres barrières cités sont les charges et la taxe foncière (27%) et le manque d’apport (25%). Ces contraintes poussent la majorité des acquéreurs potentiels à limiter leur enveloppe : 64% prévoient d’investir moins de 150 000 €.
La confiance dans l’immobilier reste toutefois notable : 50% des Français jugent le placement attractif et 11% le considèrent « très attractif ». Un Français sur cinq envisage de se lancer dans l’immobilier locatif dans l’année à venir, et 68% estiment que les bailleurs privés jouent un rôle essentiel sur le marché locatif. Parallèlement, 56% estiment que l’investissement immobilier n’est pas vraiment — voire pas du tout — à la portée des classes moyennes.
Les attentes envers les candidats portent sur des mesures protectrices et macroéconomiques : 23% souhaitent une meilleure protection contre les impayés et le squat, 22% demandent une baisse des prix de l’immobilier, et 17% espèrent une réduction des taux de crédit. Ces demandes illustrent la manière dont la présidentielle peut influencer le timing et la nature des projets d’investissement.


