Pendant longtemps, la dette des grands États développés était considérée comme l’actif sans risque de référence.

Cette certitude commence à être remise en question.

Les niveaux d’endettement ont fortement progressé tandis que les taux d’intérêt sont redevenus élevés.

Le coût du service de la dette augmente donc rapidement.

Cette évolution concerne plusieurs grandes économies avancées.

Pour les investisseurs, le changement est majeur.

Une dette publique très importante peut limiter la capacité d’un gouvernement à soutenir l’économie lors de la prochaine crise.

Elle peut également obliger les États à consacrer davantage de ressources au paiement des intérêts.

Lorsque les marchés commencent à douter de la trajectoire budgétaire, ils exigent une rémunération supplémentaire.

Les taux augmentent alors, ce qui alourdit encore les intérêts.

Ce mécanisme peut devenir autoentretenu.

La dette souveraine reste évidemment très différente d’une dette d’entreprise.

Mais le retour du risque budgétaire signifie que les investisseurs doivent désormais regarder davantage les fondamentaux des États.

Le risque souverain redevient un véritable thème d’investissement.