Le ralentissement du private equity n’empêche pas les plus grands fonds de continuer à lever des montants gigantesques.

Advent vient d’annoncer une levée record de 30 milliards de dollars.

Cette somme donne une idée de la puissance financière atteinte par les grandes sociétés de capital-investissement.

Ces fonds disposent désormais de moyens comparables à ceux de grands groupes industriels pour acquérir des entreprises.

Pour les investisseurs, cette abondance de capitaux a deux conséquences.

Elle permet aux fonds de saisir rapidement des opportunités lorsque les marchés baissent.

Mais elle crée également une pression pour investir l’argent collecté.

Lorsque trop de capitaux poursuivent trop peu d’entreprises de qualité, les prix d’acquisition peuvent augmenter.

Le rendement futur dépend donc fortement de la discipline du gestionnaire.

Le private equity ne peut pas produire une performance élevée simplement parce qu’il est non coté.

Il faut acheter les entreprises au bon prix, améliorer leur activité puis réussir à les revendre dans de bonnes conditions.

La levée d’Advent confirme néanmoins que les grands investisseurs institutionnels restent fortement intéressés par cette classe d’actifs.