Ramsay Santé a démarré son exercice 2026-2027 avec une progression de sa rentabilité supérieure à celle de son activité. Au premier trimestre, clos fin septembre, le chiffre d’affaires a augmenté de 2,9 % pour atteindre 1,2 milliard d’euros. À taux de change constant, la hausse ressort à 2,6 %.
La croissance repose sur plusieurs moteurs. En France, le développement de l’hospitalisation de jour en médecine soutient l’activité. Dans les pays nordiques, l’indexation des prix et l’apport d’un nouveau contrat à St. Göran ont également contribué à la progression. Cette diversification géographique permet au groupe de combiner des dynamiques différentes, mais elle l’expose aussi aux variations de change et aux spécificités des systèmes de santé locaux.
L’indicateur le plus encourageant vient de l’Ebitda, en hausse de 7,5 % à 121 millions d’euros. Sa progression, nettement plus rapide que celle des revenus, traduit une amélioration opérationnelle et une discipline renforcée sur les charges. Ces efforts ont permis de limiter l’effet de l’inflation et des contraintes tarifaires publiques, deux facteurs importants pour un opérateur de cliniques dont une partie des revenus dépend de décisions réglementaires.
La trésorerie montre aussi une amélioration, même si elle reste légèrement négative. Les flux opérationnels se sont établis à moins 3 millions d’euros, soit un redressement de 40 millions par rapport à la période comparable. Cette évolution provient de meilleurs résultats et d’une variation plus favorable du besoin en fonds de roulement. Pour l’investisseur, la capacité à transformer l’Ebitda en trésorerie positive sera un point central des prochains trimestres.
Ramsay Santé a maintenu ses perspectives financières à court et moyen terme. Le groupe met en œuvre son plan « Connecting Care 2030 », présenté en septembre. Celui-ci prévoit une gestion plus ciblée du portefeuille d’actifs, la maîtrise des coûts et des investissements dans l’imagerie médicale et la radiothérapie. Le transfert des activités de la Clinique Générale de Valence fait partie de cette stratégie.
Le trimestre fournit donc un signal favorable sur les marges, sans effacer les risques. Les tarifs publics, les coûts de personnel, l’inflation et l’intensité des investissements peuvent limiter la conversion de la croissance en trésorerie. Une amélioration durable nécessitera de maintenir la discipline opérationnelle tout en finançant les équipements nécessaires à la qualité des soins.


