La Bourse de Paris avançait lundi matin, effaçant une partie de son recul de vendredi. À 10 h 30, le CAC 40 gagnait 62,40 points, soit 0,77 %, à 8 103,85 points. La séance précédente s’était achevée sur une baisse de 1,49 %, dans un contexte de hausse des rendements souverains français et d’élargissement de leur écart avec les taux allemands.
Le mouvement était alimenté par plusieurs dossiers individuels. Société Générale progressait de 2,18 % à 74,76 euros après avoir relevé ses objectifs de rentabilité. La banque vise également 14 millions de clients pour BoursoBank en 2029. STMicroelectronics gagnait de son côté 3,67 % à 44,97 euros, dans un climat plus favorable aux valeurs exposées aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle. Le secteur du luxe restait en retrait : Kering perdait 2,92 % à 226,20 euros.
La baisse du pétrole apportait un autre soutien au marché. À 10 h 30, le Brent reculait de 2,09 % à 101,70 dollars le baril et le WTI de 2,08 % à 98,21 dollars. Cette détente réduisait momentanément les inquiétudes liées au coût de l’énergie, même si le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a souligné la nécessité de prévoir des solutions si le conflit au Moyen-Orient devait se prolonger.
Le marché obligataire envoyait également un signal d’apaisement. Le taux français à dix ans revenait sous 4,47 %, contre 4,56 % vendredi, tandis que l’écart avec le rendement allemand à dix ans repassait juste sous un point de pourcentage. Les investisseurs restaient toutefois attentifs à la trajectoire des finances publiques françaises et à la visite d’État de Xi Jinping aux États-Unis prévue de mercredi à vendredi. Pour la suite de la séance, la solidité du rebond dépendra donc autant de la confirmation de la baisse du pétrole que de la détente des taux et de l’évolution des relations sino-américaines.


