La Bourse de Paris n’a pas pleinement participé au rebond observé sur plusieurs autres places européennes vendredi. Le CAC 40 a terminé en très léger recul de 0,04 % à 8 077 points, après avoir déjà perdu 0,52 % jeudi. Dans le même temps, Francfort progressait de 0,56 % et Londres de 0,14 %, signe d’une prudence plus marquée sur le marché français.

La détente du pétrole a pourtant apporté un soutien aux actifs risqués. Avant 19 heures à Paris, le Brent reculait de 3,16 % à 103,23 dollars le baril et le WTI de 3,17 % à 91,61 dollars. Les marchés ont réagi à de nouveaux espoirs de discussions susceptibles d’aboutir à une réouverture du détroit d’Ormuz, même si l’issue diplomatique reste incertaine et que les investisseurs attendent des avancées concrètes.

La situation obligataire française reste un autre frein. Le rendement de l’OAT à dix ans s’est maintenu autour de 4,69 %, contre 3,60 % pour le Bund allemand de même maturité. Cet écart de plus d’un point de pourcentage traduit une prime de risque persistante, dans un contexte où la dette publique française est indiquée à 117,5 % du PIB dans la dépêche.

Parmi les valeurs, Société Générale a progressé de 3,49 % à 72,31 euros après des commentaires favorables de Deutsche Bank. À l’inverse, TotalEnergies a reculé de 1,31 % à 79,90 euros, pénalisé par la baisse du brut. La séance confirme ainsi que Paris reste tiraillée entre l’amélioration ponctuelle du contexte énergétique et la pression structurelle des taux souverains.