Arthur Hayes a quitté sa retraite pour diriger Flop Labs et lancer FLOP, un token destiné au fonctionnement d’agents IA. L’opération prévoit un airdrop au quatrième trimestre 2026, soit environ un trimestre avant le lancement effectif du réseau (genesis block prévu au premier trimestre 2027) : les bénéficiaires détiendront donc une créance sur une chaîne qui n’existe pas encore.
Le projet se décrit comme un protocole « proof-of-useful-inference » où les agents paieraient en FLOP pour accès à calcul et mémoire ; les mineurs fourniraient la puissance et les validateurs vérifieraient le travail. À ce stade, la communication se limite à une page d’accueil, trois formulaires, et une infographie — pas de whitepaper, pas d’audit, aucun calendrier d’allocation et pas de nom public pour la chaîne.
Flop Labs mise sur un lancement « 100 % équitable » : pas de prévente ni d’allocation VC annoncée. Cette approche rappelle le déploiement de Bittensor (TAO). Pourtant, un élément concret existe déjà : les key opinion leaders (KOL) recevront des FLOP en fonction de l’activité de leurs communautés, ce rôle étant le plus détaillé du projet pour l’instant.
Le profil de Hayes alimente l’attention médiatique : cofondateur de BitMEX (2014), inventeur du swap perpétuel, il a plaidé coupable au Bank Secrecy Act en 2022 puis a obtenu une grâce présidentielle en 2025. BitMEX a fermé en juillet après onze ans. Par ailleurs, des transactions récentes liées à Hayes ont suscité des interrogations — Lookonchain a lié un achat de 2,09 millions de dollars de HYPE à Hayes, qu’il a nié.
Le défi principal pour Flop Labs reste de transformer la promesse en réalité : publier un whitepaper, nommer la blockchain, détailler les allocations et clarifier les droits réels des bénéficiaires de l’airdrop avant le lancement du réseau.


