Les marchés pétroliers ont réagi à une montée des tensions militaires dans le golfe d’Oman et le détroit d’Ormuz. À 03h25, le contrat Brent novembre valait 96,77 $ le baril (+0,5 %) et le WTI 91,94 $ (+0,5 %). Sur la semaine précédente, le Brent avait gagné 7,8 % et le WTI bondi de près de 10 %, reflétant l’impact immédiat des incidents sur l’offre perçue.

L’armée américaine a déclaré avoir frappé trois pétroliers iraniens après des tirs de missiles balistiques iraniens contre des navires de la marine américaine. Téhéran a répliqué en affirmant avoir touché un drone naval américain et a averti qu’une nouvelle attaque américaine déclencherait une réponse plus forte. Le plus haut responsable de la sécurité iranienne a annoncé l’imminence d’une nouvelle zone maritime restreinte en dehors du détroit d’Ormuz, menaçant de sanctions les navires qui y pénétreraient.

La société d’analyse Kpler a signalé que le trafic maritime dans le détroit était tombé à environ 10 navires marchands par jour, son niveau le plus bas depuis mai, alors que les opérateurs limitent les traversées face aux risques sécuritaires. Le détroit d’Ormuz reste stratégique : environ un cinquième de la consommation pétrolière mondiale transite normalement par ce passage, d’où les inquiétudes quant à des perturbations prolongées des flux énergétiques.

Sur le plan politique et de marché, l’OPEC+ a indiqué après sa réunion de dimanche qu’elle maintiendrait sa production stable en octobre, marquant une pause après six mois de hausses. Le groupe explique qu’il se concentrera désormais sur la définition des quotas pour 2027, un élément susceptible d’influer sur l’équilibre offre-demande si l’escalade persiste.

Note annexe : l’article signale aussi que l’or se maintenait près de 4 400 $ en lien avec les tensions et évoque une note de Jefferies sur des scénarios portant le métal jaune au-dessus de 5 000 $.