Les prix du pétrole ont poursuivi leur baisse tôt le 23 septembre. À 2 h 21, le contrat Brent échéance novembre reculait de 0,8 % à 98,45 dollars le baril et le WTI de 1,1 % à 89,55 dollars. Les deux références avaient déjà perdu plus de 1 % lors de la séance précédente, et le Brent était repassé sous 100 dollars mardi pour la première fois depuis le 8 septembre.

Le mouvement intervient alors que Washington et Téhéran ont repris des échanges directs. Donald Trump a déclaré que des responsables américains avaient participé à une réunion de trois heures avec des représentants iraniens à New York. Selon une information attribuée à Reuters dans la source, l’Iran aurait évoqué la possibilité de rouvrir le détroit d’Ormuz si les États-Unis réduisaient leur pression militaire et levaient le blocus de ports iraniens, sans qu’un accord ferme soit annoncé.

Un autre facteur concerne l’Arabie saoudite. Le royaume a relancé les opérations de son oléoduc Est-Ouest, qui permet d’acheminer du brut vers Yanbu sur la mer Rouge en contournant Ormuz. Sa capacité nominale est d’environ 7 millions de barils par jour, mais un retour à pleine capacité pourrait prendre six à huit semaines selon les informations rapportées. La baisse du pétrole traduit donc une réduction partielle de la prime de risque, pas une disparition des tensions régionales.

Le rôle du détroit d’Ormuz reste central car il concentrait avant le conflit une part importante des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Même avec des voies alternatives, toutes les capacités ne peuvent pas être remplacées immédiatement. La vitesse de normalisation du trafic reste donc essentielle pour déterminer si la baisse actuelle du pétrole peut durer.