Wall Street a prolongé sa progression, le S&P 500 et le Nasdaq atteignant de nouveaux records en séance. En fin de matinée, le Dow Jones gagnait 0,70 % à 51 626,98 points, le S&P 500 progressait de 0,86 % à 7 840,66 points et le Nasdaq de 0,83 % à 27 705,89 points.
Le mouvement a été favorisé par le reflux des rendements obligataires et la baisse du pétrole. Le taux américain à dix ans reculait de 5,3 points de base après avoir touché récemment des sommets pluriannuels. Un rapport sur l’emploi moins robuste a réduit la probabilité d’une hausse des taux en octobre : les marchés estimaient à près de 79 % la probabilité d’un statu quo, même si une hausse en décembre restait largement anticipée.
Les cours du pétrole perdaient environ 2 %, grâce à la résistance des exportations du Moyen-Orient et à la libération de stocks d’urgence par le G7. Cette détente allège à court terme les craintes inflationnistes et soutient les secteurs sensibles aux taux.
La technologie reste le principal moteur. Meta, Tesla, Amazon et Microsoft ont gagné entre 0,5 % et 1,7 %. Nvidia a avancé de 1,1 %, portant sa capitalisation près de 6 000 milliards de dollars. Marvell a bondi de 6,5 % après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires 2028 à environ 20 milliards, tandis qu’AMD progressait de 3,6 % après l’annonce d’une forte augmentation attendue de son offre de puces en 2027.
Constellation Energy a gagné 13,9 % après un contrat d’approvisionnement électrique de 3 590 mégawatts avec Google. Option Care Health a bondi de 32,7 % après l’accord de rachat par McKesson et Clayton Dubilier & Rice, valorisant l’opération environ 5,8 milliards de dollars dette comprise.
La prochaine saison de résultats constitue désormais le test central. Selon LSEG, les bénéfices des entreprises du S&P 500 sont attendus en hausse de plus de 30 % sur un an au troisième trimestre, principalement grâce aux valeurs liées à l’intelligence artificielle. Cette attente élevée soutient les cours, mais augmente aussi le risque de correction en cas de déception.


