Les accusations portées par Berlin selon lesquelles la Russie aurait envoyé début août un drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig ont déclenché une nouvelle montée des tensions diplomatiques. Le 6 septembre, Sergueï Lavrov a vivement réagi, affirmant que l’identification hâtive d’un drone comme «russe» constituait «le début d’une véritable guerre» et comparant les fermetures de missions diplomatiques actuelles à la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

L’Allemagne a annoncé mardi la fermeture, au 18 septembre, du dernier consulat russe sur son sol, situé à Bonn, ainsi que celle du centre culturel russe de Berlin, la «Maison russe». Ces mesures interviennent après l’accusation formelle portée par Berlin à l’encontre de Moscou au sujet de l’incident de Leipzig, une plateforme militaire décrite par le texte comme clé pour l’armée allemande et pour l’Otan.

En riposte, Moscou a annoncé la fermeture de l’Institut Goethe en Russie et a convoqué le chargé d’affaires allemand à Moscou en dénonçant des «agissements et déclarations antirusses» de la part des autorités allemandes. Le président Vladimir Poutine a qualifié les mesures allemandes de «nouvelle erreur grossière», tandis que Lavrov a ciblé personnellement le chancelier Friedrich Merz, l’accusant de se diriger «vers une déclaration de guerre» et dénonçant la résurgence de «métastases du nazisme».

Les échanges montrent une conjugaison d’actes symboliques (fermetures d’institutions culturelles et consulaires) et d’accusations publiques très fortes entre Berlin et Moscou. Le ton employé par les responsables russes annonce possiblement d’autres mesures diplomatiques, et l’affaire du drone reste le point de départ concret de la crise décrite dans la source.